Impact de la crise sanitaire sur la psychologie en ligne

L’émergence de la psychologie en ligne suite au confinement

Depuis mars 2020, nous faisons face à une crise sanitaire. Le 11 mars 2020, l’épidémie de Covid-19 est déclarée pandémie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Différentes stratégies ont été mise en place au sein de chaque pays. Il en ressort que le confinement a été instauré presque mondialement puisqu’il semblerait qu’il soit la solution la plus efficace pour empêcher la propagation du virus et ainsi pouvoir sauver le plus de vies possibles.

En France, mais aussi dans beaucoup d’autre pays comme l’Espagne, le Royaume-Unis ou la Norvège a eu lieu un confinement total en mars 2020. Il s’agit d’une mesure sanitaire impliquant la restriction des déplacements au strict nécessaire. Ainsi, chacun s’est retrouvé isolé chez soi et il a fallu s’adapter au mieux. Les mesures de distanciation sociale devant être respectées, la population s’est organisée pour faire les choses à distance. L’utilisation d’internet afin de pouvoir communiquer a fortement augmenté.

C’est dans ce contexte que différentes offres de psychologie en ligne ont fleuris sur internet. Il ne faut pas, néanmoins, oublier qu’elles existaient déjà avant.
La psychologie en ligne désigne toutes pratiques psychologiques réalisées à distance. Il peut s’agir de thérapie en ligne d’orientation analytique, de tcc, d’hypnose en ligne mais aussi de coaching de vie, etc…

Ainsi nous pouvons nous poser la question de l’impact de la crise sanitaire sur la psychologie en ligne ?

Démocratisation de la psychologie en ligne

Dans un premier temps, nous pouvons dire que la crise sanitaire a démocratiser la psychologie en ligne. En effet, elle a permis de faire connaître la psychologie en ligne.

Il n’y a qu’à observer le nombres d’articles consacrés à la psychologie en ligne depuis la crise. Alors qu’auparavant, ils étaient relativement marginaux ; nous les retrouvons, actuellement, dans presque tous les médias d’informations.
De la même manière, le nombre plateformes proposant de la psychologie en ligne n’a cessé de croître depuis mars 2020.

Tout ceci a permis de montrer qu’il était possible de consulter à distance et que cela peut fonctionner. Et, dans un contexte où la distanciation sociale est recommandée, cela s’est avéré positif.
Ainsi les personnes qui ressentent le besoin de consulter ont accès à des professionnels qui pourront les aider.

Etre d’autant plus vigilant

Dans un second temps, nous remarquons qu’un tas d’offres émergent, offres qui ne sont, malheureusement, pas toujours sérieuses. Ainsi, face à une demande croissante de soutien dans ces temps difficiles, le seul but de certains sera de profiter de cette situation dans leur propre intérêt. En effet, pour certains leur profit compte bien plus que l’intérêt de la personne à aider.

Il est donc important de rester vigilant quand au choix de la plateforme qui propose de la psychologie en ligne et ce, pour les personnes qui voudrait consulter mais aussi pour les praticiens qui aimerait s’y inscrire. De la même manière, il faut aussi rester vigilant envers le professionnel auquel nous nous adressons.
En effet, dans un contexte où émergent des fragilités, il peut-être facile pour certaines personnes peu scrupuleuses d’en profiter.

Et, tout ceci risque de décrédibiliser la psychologie en ligne.

Impact de la crise sanitaire sur la psychologie en ligne : Conclusion

Pour résumer, nous pouvons dire que la crise sanitaire a permis de faire connaître la psychologie en ligne mais il faut rester vigilant puisqu’énormément d’offres émergent et certaines son proposées par des personnes peu scrupuleuses.

Soigner avec les jeux vidéos – médiation ou médiateur

Lors de l’article précédent nous avons vu les 3 grands domaines explorés avec les jeux vidéos : la dynamique imaginaire, le rapport au corps et le rapport aux figures idéales.
Toujours dans son livre, Mon psy sur internet ,Yann Leroux, explique que les jeux vidéos peuvent être utilisés comme des médiations ou comme des médiateurs.

Le jeu vidéo utilisé comme médiation
Lorsqu’il est utilisé comme médiation, le psychologue l’utilise comme un facilitateur de relation.
Dans certains cas, l’engagement dans la relation thérapeutique est difficile, par exemple, du fait de processus d’inhibition. Ainsi, le fait de parler des jeux vidéos va alors être une issue.
Cela va permettre au psychothérapeute de s’intéresser aux mouvements psychiques de ses patients et de tenter de trouver avec lui ce qui le motive essentiellement dans les jeux vidéos.
De la même manière, la façon dont l’enfant joue aux jeux vidéo est riche d’enseignements. Le style de jeu est en effet à l’image des traits de personnalité de chacun.

Le jeu vidéo utilisé comme médiateur
Dans, ce cas, c’est le dispositif concret qui va être utilisé, non plus les pratiques de jeu rapportés en parole.
L’immersion et la stimulation sont utilisées pour proposer au patient des situations dont le caractère anxiogène peut être maîtrisé.
Le psychologue travaille sur plusieurs plans. Il traite les images du jeu vidéo comme si il s’agissait du rêve du patient. Il prête également attention aux attitudes psychiques du joueur devant les images qu’il produit. Enfin, le psychologue attend du joueur qu’il soit capable de raconter ce qui est vécu à l’image.

Soigner avec les jeux vidéos – 3 grands domaines explorés

Toujours dans son livre, Mon psy sur internet ,Yann, Leroux, explique que les jeux vidéos sont utilisés principalement dans les thérapies d’enfants. Ceci est probablement le cas parce que les psychothérapeutes d’enfants ont l’habitude de travailler avec des médiateurs.
En effet, la technique du jeu a été inventé par la psychanalyste Mélanie Klein pour les enfants parce que ceux-ci ne disposent pas des mêmes moyens ni des même capacités de raisonnement que les adultes. Le jeu donne un accès presque direct à l’imaginaire de l’enfant.

Dans le cas des psychothérapies psychanalytiques, les jeux vidéos sont utilisés parce qu’ils permettent au joueur de mettre en scène, à l’intérieur du jeu et dans les interactions avec le matériel, des aspects de sa personnalité ou des relations qu’il a construites avec ses proches.

Trois grands domaines ont été explorés :

La dynamique imaginaire

Jouer avec un jeu vidéo, c’est d’abord jouer avec un mythe

Tout d’abord, il permet de retrouver le mythe de l’esprit immortel.
Le jeu vidéo va également permettre de retrouver la figure du héros. Les héros des jeux vidéos sont utiles aux enfants de trois manières différentes. Premièrement, le héros débute l’aventure avec peu de pouvoirs et ceux-ci augmentent peu à peu. De même que les pouvoirs de l’enfant vont augmenter avec son développement. Deuxièmement, le héros est celui qui rend le monde intelligible, en faisant apparaître les forces qui le modèlent. Dernièrement, le héros se transforme au fil des épreuves. Il va acquérir un nouveau statut tout en restant fidèle à ses engagements premiers.
Pour l’enfant, nous pouvons parler de soutien au “travail de grandir” puisqu’il va pouvoir s’identifier à un personnage.

Le rapport au corps

Les jeux vidéo sont également une “recherche du corps perdu”.
Les joueurs goûtent aux joies du changement d’identité et d’apparence dans leurs jeux.

Le rapport aux figures idéales

Les jeux vidéo sont porteurs de l’idéal du moi du joueur, c’est-à-dire de ses aspirations grandioses en accord avec les valeurs et l’éthique de sa culture. Ils présentent le modèle auquel il faut se conformer pour être aimé et reconnu de sa société.

Pour conclure, nous pouvons dire que les histoires des jeux vidéo, les interactions sensorimotrices et fantasmatiques qu’ils proposent en font un dispositif symbolisant, c’est à dire apte à transformer des éprouvés en représentations en affects. Ils sont ainsi un support de travail psychique. Ce sont des occasions de contact avec la vie imaginaire inconsciente collective, l’image du corps et de soi et une mise à l’épreuve des valeurs de chacun.

Soigner avec les jeux vidéos – cadre thérapeutique

Je voudrais vous parler de l’utilisation des jeux vidéos dans un cadre thérapeutique.

Dans son livre Mon psy sur internet, Yann Leroux explique que les psychothérapeutes d’enfants ont été les premiers à relever l’intérêt des jeux vidéos dans un cadre de soin de rééducation. Mais ces utilisations n’ont pas fait l’objet de publications.

 
Deux cadres théoriques

Deux cadres théoriques différents ont utilisés les jeux vidéos.
D’une part, nous retrouvons l’utilisation des jeux vidéos dans celui des théories de l’apprentissage et du conditionnement. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont utilisées ces théories.
D’autre part, nous le retrouvons dans celui de la psychologie psychodynamique, héritière de la psychanalyse inventée par S. Freud. Dans ce contexte, le psychothérapeute va chercher à comprendre, avec son patient, au travers des jeux vidéo la manière dont il comprend le monde et dont il construit ses interactions.

 
Différentes utilisation des jeux vidéos

Ainsi, Evenlyn Esther, psychomotricienne, a insisté sur l’interactivité des images qui permet aux enfant de s’approprier un objet d’adulte tout en leur donnant l’illusion que “ça marche tout seul”. La machine va être appréhendée comme un partenaire presque vivant, sans faille, sans limites, et d’une disponibilité totale.

Quant à Henrick Garrel et Daniel Calin, rééducateurs en psychopédagogie, ils ont utilisé les ordinateurs et les jeux vidéos pour leur capacité soutenir les apprentissages.

De son côté, Bernard Guillot a proposé à des enfants en Institut Médico-Educatif (IME) toute une série de jeux vidéo. Il a noté les effets que cette médiation peut apporter : antidépresseurs, cohésifs, reconnaissance de l’altérité. Il va appeler cette thérapie assistée par ordinateur : la “Psya0”.

 

De même, François Lespinasse et José Perez ont animé un “atelier jeu vidéo” dans un hôpital de jour bordelais qui accueillait des enfants présentant des problématique autistiques et psychotiques. Ils ont relevé les effets de socialisation qui se produisent autour du jeu vidéo. L’activité sera très régulée. Le dispositif a davantage été construit comme une aide à la socialisation et outil de remédiation que comme dispositif psychothérapeutique.

Quant à Michael Stora, psychologue, psychanalyste, il est celui qui a porté les jeux vidéos dans l’espace public et dans les pratiques professionnelles. Dans ses consultations médico-psychologique, il a donc proposé à des enfant de jouer à des jeux vidéos. Il repère ainsi la mise en scène de fantasmes inconscients des enfants.

Les thérapies en ligne sont-elles efficaces ?

Je vous conseille un livre très intéressant sur les thérapies en ligne.

Il s’agit de Mon Psy sur Internet écrit par Yann Leroux.
En effet, une réponse positive y est donnée à la question suivante : “les psychothérapies en ligne sont-elles efficaces ?”.

Eléments importants au cours d’une psychothérapie

Concernant la psychothérapie, les éléments comme l’empathie, la chaleur du thérapeute et la qualité de la relation entre le thérapeute et le patient pèsent davantage que la technique utilisée. C’est pourquoi il est essentiel de souligner le fait que la qualité de la relation qui se tisse entre le thérapeute et son patient est particulièrement importante.

Importance de l’alliance thérapeutique

Outre le taux de satisfaction élevé, il a été constaté que l’alliance thérapeutique se développe également dans le cadre des thérapies à distance.
En effet, ce constat a été fait, de manière empirique, par les premiers psychothérapeutes qui ont noté l’importance des relations transférentielles sur Internet.

De même, Norman Holland a remarqué qu’Internet suscite des conduites régressives. Et, c’est cette régression qui rend compte des conduites agressives, mais aussi de la générosité et de l’ouverture que l’on peut y observer. Ce sont ces deux derniers points que nous retrouvons également dans une alliance de travail thérapeutique positive.
Ainsi, l’alliance thérapeutique se développe dans le cadre des thérapies à distance. C’est ce que nous montre un exemple de patients traités pas visioconférence pour un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et qui ont établi avec leurs thérapeutes une alliance thérapeutique d’aussi bonne qualité que ceux qui ont été reçu en face à face. (Vanessa Germain, André Marchand, Stéphane Bouchard, Stéphane Guay et Marc-Simon Drouin, “Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking”, Mary Anne Liebert (éd.) vol. 13, n°1,11 février 2010, disponible sur phys.org).

L’effet thérapeutique ne dépend pas du dispositif

Par ailleurs, Azy Barak a établi une méta synthèse à partir d’étude réalisées depuis plus de 10 ans et à la question “les psychothérapies en ligne sont-elles efficaces ?” elle permet de répondre “oui”.
Ainsi, l’effet thérapeutique ne dépend pas du dispositif ou de la technique utilisée. Les dispositifs synchrones comme la visioconférence, asynchrones comme le mail, les thérapies cognitivo-comportementales ou psycho dynamiques ont été testés avec les mêmes résultats.

Pour résumer, le corpus de recherche montre donc que les thérapies en ligne sont une modalité d’intervention valable et efficace pour les patients.

Utilisation d’internet dans les psychothérapies

Dans un article paru en Octobre 2012 dans Le Journal des Psychologues n° 301, Azy Barak et John M. Grohol présentent un état des lieux de l’utilisation d’internet en psychothérapie.

La psychothérapie sur Internet

La psychothérapie sur internet se nomme également “e-thérapie” ou “thérapie en ligne”.
Il s’avère qu’elle existe depuis plus de 16 ans sous différentes formes.
Cela peut prendre la forme d’échanges de mails entre un thérapeute et son patient.
Mais elle peut aussi s’effectuer par communications audio ou audio-visuelle à l’aide une webcam où le thérapeute et le patient se rencontrent virtuellement, etc…

Puis, la psychothérapie sur internet a progressivement agrandi son champ d’action et offre des types distincts d’interventions psychothérapeutiques. Elle peut traiter aussi bien des troubles mentaux graves que des questions liées à la vie quotidienne.
Elle peut être effectuée individuellement ou en groupe.

Vous pouvez lire l’article sur le développement de la psychothérapie en ligne.

Effet thérapeutique des thérapies en ligne

Une méta-anayse réalisée par Azy Barak et ses collègues en 2008 indique que l’effet thérapeutique constaté pour les thérapies en ligne était durable.
Les thérapies individuelles seraient plus efficaces que les thérapies de groupe ; les sites interactifs nécessitant la participation direct de l’utilisateur aurait un effet significativement plus grand que les sites se limitant à transmettre des informations statiques et l’utilisations de chats et de mails produiraient de meilleurs effets thérapeutiques que les forums et webcams.
Mais surtout, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence significative entre les thérapies en face à face et les thérapies en ligne, ce qui suggère que celles-ci sont tout aussi efficaces que les psychothérapies menées en face à face.

Types de psychothérapie en ligne

La pratique psychothérapeutique en ligne la plus courante est la psychothérapie individuelle réalisée par des échanges de mails avec le patient. Ces échanges sont asynchrones donc plus pratique et moins coûteux mais ils privent le thérapeute de signaux non verbaux.
Les webcams et caméra des smartphone, ainsi que les messageries instantanées sont également employées à des fins thérapeutiques. Ces outils permettent une interaction plus immédiate et spontanée, ainsi, les séances ressemblent davantage à celles de psychothérapie traditionnelle.
Par contre, les thérapies de groupe en ligne ne sont pas aussi répandues que les thérapies individuelles. Elles sont généralement menées par un thérapeute professionnel et effectuées sur des messageries de groupes closes et privées. Certains professionnels proposent également des sessions en temps réel.

Le développement de la psychothérapie en ligne

Selon un article paru en Octobre 2012 dans Le Journal des Psychologues n° 301 et écrit par Yann Leroux, la psychothérapie en ligne devient réalité.

La psychothérapie en ligne, objet de discussions

Tout d’abord, la psychothérapie a d’abord été l’objet de discussions sur internet avant d’être une pratique clinique.

La psychothérapie en ligne comme pratique

Ensuite, le contact en ligne entre patients et psychothérapeutes s’est fait peu avant les années 2000.
Le nombre de professionnels en ligne augmente peu à peu.

Puis, en 2000, des psychothérapeutes se groupent dans le cadre de l’International Society for Mental Health Online. Ils formalisent le cadre du travail psychothérapeutique en ligne en produisant des recommandations. Et ce, qu’il s’agisse de psychothérapies en face à face où le mail joue un rôle, de thérapies où le premier contact a lieu en ligne, de conseils donnés par mail, ou encore de thérapies où l’internet jour un rôle majeur..

Des psychologues, psychiatres et psychanalystes francophones sont en ligne depuis les années 90 (site sur la psychanalyse, groupes de discussions, forums, etc …).

Cependant, peu de cliniciens rapportent l’expérience clinique qu’ils ont avec le cyberespace alors même que l’offre de psychothérapie en ligne se développe.
Les dispositifs utilisés sont variés : webcam, e-mail ou chat ; prix à la minute, par “pack” ou à la séance. Nous parlons de thérapies par téléphone ou par ordinateur. Les champs théoriques vont de l’analyse centrée sur la personne à la psychanalyse en passant par des pratiques farfelues.

Emergence de la psychothérapie en ligne

Les psychologues peuvent se saisir d’Internet et l’intégrer dans leur travail clinique, dans leur travail de recherche et dans le travail institutionnel. Le banal e-mail est un véritable silo où des éléments de l’histoire personnelle sont déposés.

Récemment, avec l’épidémie de Covid-19 la psychologie en ligne a fortement émergée.

Pour finir, nous voyons qu’Internet dessine de nouvelles frontières pour la psychologie clinique, la psychothérapie et le travail social.
Il n’y a pas de réponses simples aux questions que le réseau pose aux professionnels. Mais ces questions doivent être suffisamment travailler pour que le réseau ne fasse pas bruyamment irruption dans les pratiques cliniques.

Avantages et inconvénients de la cyberpsychologie

Selon un article paru en Octobre 2012 dans Le Journal des Psychologues n° 301 et écrit par Patrick Cohen, avec l’arrivée de la cyberpsychologie, de nouvelles questions vont être posées.
Quel impact produit ce nouvel espace virtuel dans l’exercice du psychologue ?
Qu’est-il possible de préconiser pour la pratique en ligne ?

Pour commencer, nous pouvons dire qu’actuellement, un monde sans internet est difficilement imaginable.
Ainsi, la question qui se pose aujourd’hui n’est plus pour ou contre internet mais “comment” et dans quelles conditions ?

A l’espace physique traditionnel a été adjoint un nouvel espace virtuel, numérique.
Nos comportements commencent à être durablement modifiés par cette nouvelle chimère qu’est le physico-virtuel.
Il est probable que l’exercice du métier de psychologue soit modifié dans les années à venir. Cela n’a rien inquiétant puisque c’est le lot de tout métier de s’adapter aux évolutions sociales. Il semble néanmoins important de s’y préparer.

Y a-t-il un avantage à utiliser internet ?

Nous avons identifié quatre types de bénéfices plus spécifiques à l’exercice professionnels des psychologues :
l’accès libre et “gratuit” à des gisements d’informations. Comme tout un chacun, le psychologue peut ainsi accroître ses connaissances, alimenter sa réflexion.
via les blogs ou forums, il existe une possibilité exponentielle d’accroître les échanges thématiques et professionnels. Sachant que la profession de psychologue reste encore une pratique solitaire, cette nouvelle forme d’échanges en constituerait une compensation non négligeable

Du côté des usagers :
certaines personnes, en raison de leur situation matérielle (éloignement géographique, lieu peu accessible) ne peuvent avoir un libre accès aux psychologues. Ainsi, la dématérialisation de la relation permet que s’établisse un lien,
certaines personnes qui pourraient avoir du mal à être en relation immédiate et directe avec les psychologues pourraient désormais, par le truchement de ce canal, apprivoiser cette relation.

Inconvénients de la cyberpsychologie dans la relation à l’usager

L’inconvénient le plus évident est la non-inclusion spatiale des deux protagonistes.
Avec une rencontre dématérialisée, le psychologue se coupe de certaines données qui favorisent une meilleure compréhension de l’autre.

La cyberpsychologie : une nouvelle pratique incontournable

Selon un article paru en Octobre 2012 dans Le Journal des Psychologues n° 301 et écrit par Cyrille Le Jamtel, la «cyberpsychologie» est devenue en peu de temps une pratique incontournable du paysage professionnel français.

Le cyberespace

Depuis une vingtaine d’année, de nouvelles modalités d’exercices de la psychologie sont apparues, par le biais du téléphone, puis d’internet.
Aussi, ces nouvelles modalités permettent de définir une pratique caractérisée par un cadre géographique et symbolique nouveau : le cyberespace.

Ainsi, la psychologie a progressivement pu s’ouvrir à la demande nouvelle des réseaux sociaux et des lieux d’échanges sur internet. C’est en prenant acte des mouvements sociétaux et de l’émergence de la cyberculture qu’elle y est arrivée. C’est ce que nous rappelle Yann Leroux : «La psychologie et la psychothérapie s’implantent sur l’internet d’abord comme objet d’échange avant d’être une pratique. Des groupes se forment, où l’on discute des différents aspects de la psychologie (…).»

Depuis 2012, les possibilités d’accès aux ressources psychologiques documentaires et/ou thérapeutiques sont en progression. Elles suivent en cela le développement de l’internet mobile et des Smartphone.

La cyberpsychologie

La cyberpsychologie se voit désormais assigner des fonctions plus étendues et plus variées (soutien, conseil, orientation, coaching ou psychothérapie).

Ainsi, nous pouvons ajuster une nouvelle classification du cadre d’intervention psychothérapique.
Pour cela, nous prenons en compte les diverses avancées technologiques dans le domaine des télécommunications.

Des associations de psychologues de langue anglaise distinguent 3 niveaux possibles d’exercice de la psychologie :
– en direct ou en «face à face»,
– à distance, avec support technologique audio de type téléphone,
– à distance, par internet au moyen d’e-mail, chat, webcam.

La Commission nationale consultative de déontologie des psychologues (CNCDP) a été créé en 1997. Elle commence à se saisir de questions concernant la cyberpsychologie.

S’appuyant sur des principes généraux et reprenant les recommandations formulées par la CNCDP, il est possible de dégager cinq grands principes devant initier toute pratique cyberpsychologique :
– la vérification de l’identité du psychologue et de l’usager,
– le cadre géographique du lieu de la cyberconsultation : pour autant qu’il participe à l’instauration du cadre thérapeutique, le lieu de consultation est un élément qui ne devrait pas subir de modifications notables,
– la confidentialité des échanges : la cybercaméra (webccam) semble constituer le moyen technologique reproduisant le plus fidèlement possible l’échange d’une psychothérapie en milieu habituel,
– la conservation des données,
– la sécurisation du paiement.

Pour conclure, nous pouvons dire que la cyberpsychologie offre désormais, à bons nombres d’usagers, la possibilité de bénéficier de services d’un psychologue sans nécessairement le rencontrer physiquement.
La rencontre se fait sur un espace virtuel, plus projectif que créatif. Ainsi, elle va se faire dans le cyberespace qui, depuis, depuis son origine entend jouer le rôle de matrice au sens de William Gibson, d’ « espace potentiel » au sens de Donald W. Winicott.

Psychologue pratiquant la téléconsultation

Psychologue en téléconsultation

La téléconsultation est une pratique relativement nouvelle et elle commence à intéresser un nombre de plus en plus croissants de personnes.

Nous pourrons lire de plus en plus d’articles consacré aux consultations à distance.
J’ai moi même été contacté par des journaliste en tant que psychologue pratiquant la téléconsultation.

Article dans le journal de La Santé Publique

D’une part, une journaliste du journal La Santé Publique m’a demandé de m’exprimer sur le sujet de la thérapie en ligne.
Il s’agissait d’un article que j’ai donc écrit.
Après avoir expliquer pourquoi je me suis lancée dans cette pratique (donner accès à la psychothérapie à un public plus large que celui que l’on rencontre habituellement dans un cabinet de psychologue), j’y décris ses avantages et ses inconvénients ainsi que les spécificités des thérapies à distance, etc…
Si vous le souhaitez, vous pouvez lire cet article : psy par internet : la thérapie autrement

Article dans le journal Destination Santé

D’autre part, j’ai été contactée par une journaliste du site Destination Santé.
Il s’agissait cette fois-ci de répondre à des questions par téléphone, questions que m’a posé directement cette journaliste.
Le but de son article était d’aborder les différences qu’il peut y avoir avec les consultations en face à face.

Vous pouvez lire cet article : Psychologue en ligne : des consultations à l’abri ?